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03/12/14 Prix Vialatte 2015, conseils de lecture
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04/11/14 Vialatte et l'homme de Novembre par Gavin's Clemente Ruiz
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Dominique Pinon invité de Changement de décor

Joëlle Gayot a invité Dominique Pinon a parlé de Résumons-nous, la semaine a été désastreuse, dans son émission Changement de décor, sur France Culture.

Réécouter l’émission : http://www.franceculture.fr/emission-changement-de-decor-dominique-pinon-alexandre-vialatte-2013-12-08

Tire ta langue : Vialatte dans le détail

Dimanche 1er décembre 2013, Antoine Perraud recevait Christine Murillo et Charles Tordjman, à propos de Résumons-nous, la semaine a été désastreuse, dans son émission Tire ta langue, sur France Culture.

Réécouter cette émission : http://www.franceculture.fr/emission-tire-ta-langue-vialatte-servi-sur-un-plateau-2013-12-01

Résumons-nous, la semaine a été désastreuse est un spectacle tiré des Chroniques de La Montagne d’Alexandre Vialatte, par Charles Tordjman. Avec Christine Murillo, Julie Binot et Dominique Pinon. Créé à Vidy-Lausanne en mars 2012, le spectacle a été repris à Aubervilliers en octobre 2013, puis en tournée.

Dans l’Humeur Vagabonde Kathleen Evin reçoit Charles Tordjman pour Résumons-nous..

L’Humeur Vagabonde reçoit le metteur en scène Charles Tordjman pour Résumons-nous, la semaine a été désastreuse, d’après les Chroniques de La Montagne d’Alexandre Vialatte

Résumons-nous : revue de presse

Résumons-nous, la semaine a été désastreuse, spectacle créé à Lausanne, a été repris au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, du 10 au 31 octobre 2013, avant de partir en tournée.
Revue de presse  :

Dominique Pinon : Vialatte et les Goncourt (vidéo)

Dans Résumons-nous, la semaine a été désastreuse, Dominique Pinon donne cette chronique où il est question de Goncourt, Prix que Vialatte a raté de peu en 1951 avec Les fruits du Congo… : http://www.dailymotion.com/video/x15tmm0_dominique-pinon-vialatte-et-les-goncourt_creation

Christine Murillo dit une chronique d’Alexandre Vialatte

Lors de la remise du Prix Alexandre Vialatte, le 5 avril 2012, dans les locaux parisiens du Groupe Centre-France, Christine Murillo a dit un extrait de Il ne faut pas de H à Natalie. Une des chroniques d’Alexandre Vialatte, que Charles Tordjman a choisi pour son spectacle Résumons-nous, la semaine a été désastreuse, créé en mars dernier au Théâtre de Vidy-Lausanne.

Théâtre : reprise de Résumons-nous, la semaine a été désastreuse.

Résumons-nous, la semaine a été désastreuse d’après les Chroniques de la Montagne d’Alexandre Vialatte. Mise en scène de Charles Tordjman avec Julie Pilod, Christine Murillo et Dominique Pinon.

Présenté  au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, du 10 au 31 octobre, le spectacle part en tournée (voir calendrier ci-dessous) et fera étape les 6 et 7 décembre à l’Opéra-Théâtre de Clermont-Ferrand, dans le cadre des Escales Clermontoises.

Dans ses huit cents et quelques Chroniques de la Montagne, rédigées entre 1952 et 1971, Alexandre Vialatte parle de tout et de tous. De l’orthographe à la conquête spatiale, de Pierre Benoît à Eva Peron, de la hauteur des montagnes aux fromages de Hollande, de la raison qui pousse des pharmaciens à fuirl’orage à la résistance qui s’organise au petit matin dans les rues de Paris au mois de février, il passe d’un sujet à l’autre avec une logique en crabe, tout en étant armé d’une rigueur démonstrative imparable.

Résumons-nous, la semaine a été désastreuse est né du désir de donner ou de redonner goût à cet auteur dont l’intelligence et l’humour sont les armes et permettent, peut-être, de mettre à distance notre époque, notre actualité si décevante,qui a bien besoin d’être un peu secouée. C’est avec la conviction que cette langue trouverait sa place au théâtre, que les mots s’incarneraient et rencontreraient le public, que Charles Tordjman a voulu porter Vialatte à la scène.
Biographies.
Torjdman. En 1972, il débute comme administrateur au Théâtre Populaire de Lorraine, dirigé par Jacques Kraemer. Dès l’année suivante, il partage avec celui-ci la direction du théâtre. Il passe alors progressivement de la dramaturgie à l’écriture, puis à la mise en scène. Après de nombreuses mises en scène, il devient directeur du Théâtre Populaire de Lorraine en 1981. En 1992, il est nommé à la direction du Centre Dramatique National Nancy Lorraine. Là, il continue d’affirmer son attachement au théâtre contemporain et sa volonté très marquée d’un théâtre de service public ouvert au plus grand nombre, à travers de nombreuses créations. En 2004, il crée notamment Daewoo, de François Bon, qui a depuis reçu le Molière du meilleur spectacle du théâtre public en région ainsi que le Prix de la critique décerné par le Syndicat français de la critique au titre du meilleur spectacle de la saison. En octobre 2009,  il créé La Fabbrica d’Ascanio Celestini au Théâtre de Vidy-Lausanne.  A la fin de l’année 2009, Charles Tordjman quitte le CDN de Nancy et créé la compagnie « Fabbrica ». En mai 2011 il installe à Metz le festival Passages qui devient une structure indépendante. Il en reste le directeur artistique. Il met en scène en février 2012 Moi je crois pas de Jean-Claude Grumberg au Théâtre du Rond Point avec Pierre Arditi et Catherine Hiegel.
Clotilde Mollet. Comédienne, formée au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où elle a obtenu le premier prix de violon (en musique de chambre) et au Conservatoire national d’art dramatique de Paris (classe de Jacques Lassale), elle compte de nombreuses collaborations au théâtre et au cinéma.
Christine Murillo. Comédienne,  sociétaire de la Comédie-Française jusqu’en 1988, elle a reçu deux  Molière : le «Molière du second rôle 1989 » et le « Molière de la meilleure comédienne 2005 » pour Dis à ma fille que je pars en voyage de Denise Chalem.
Dominique Pinon. Comédien, il a travaillé au théâtre notamment avec Laurent Frechuret, Xavier Gallais, Claudia Stavisky, Valère Novarina, Mohamed Rouahbi, Yannis Kokkos, Michel Raskine,Zabou Breitman dans L’hiver sous la table pour lequel il obtient le Molière 2004  du meilleur comédien.
Calendrier de la tournée :
Les 6 et 7 décembre, au théâtre municipal de Clermont-Ferrand, dans le cadre des Escales clermontoises.
Du 17 au 20 décembre au théâtre  La Manufacture à Nancy, 10, rue Baron-Louis. Tél : 03.83.37.12.99.

Charles Tordjman : La pensée dans la langue.

Charles Tordjman, metteur en scène de Résumons-nous, la semaine a été catastrophique.
Création à Lausanne (Suisse) en mars 2012, d’après les Chroniques de La Montagne d’Alexandre Vialatte avec Dominique Pinon, Christine Murillo et Clotilde Mollet, qui sera remplacée par Julie Pilod, à la reprise, en octobre 20133, au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, puis en tournée.

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Michèle Lesbre : L’insaisissable, mélancolique et farouche beauté de Vialatte.

Michèle Lesbre a publié de nombreux romans dont Nina par hasard (Le Seuil 2001/Folio 2011), puis chez Sabine Wespieser : Boléro (2003),  La Petite trotteuse (2005),  Le canapé rouge (2007), Sur le sable (2009), Un lac immense et blanc (2011). Viennent de paraître Ecoute la pluie, ainsi qu’une réédition de Victor Dojlida, une vie dans l’ombre, un essai initialement publié par Noésis, en 2001.
Michèle Lesbre a longtemps vécu à Clermont-Ferrand, comme en témoigne le texte ci-dessous, en hommage à Vialatte :

L’insaisissable, mélancolique et farouche beauté de Vialatte

Si je devais justifier mon désir d’entrer dans le chœur des louangeurs de Vialatte, je dirais tout simplement qu’au début des années cinquante, alors que commençait sa longue collaboration au journal La Montagne, il illuminait mon adolescence hésitante et chaotique, comme l’est souvent l’adolescence. Je grandissais à Clermont-Ferrand et, chaque semaine, je lisais à voix haute et dans la cuisine, pour ma mère occupée à quelque chef-d’œuvre culinaire, la chronique hebdomadaire qui bousculait durablement le silence de la maison et m’ouvrait, au-delà du jardin sévère de mon père qui s’étirait derrière la fenêtre aux rideaux à volants, des horizons chahuteurs qui transformaient la traversée des jours ordinaires en joyeuses péripéties et en questionnements salvateurs. Je garde de ces rendez-vous un souvenir lumineux et ce sont bien sûr les chroniques de ces années-là que j’ai choisi de relire pour ce petit témoignage.

En 1953, j’avais 13 ans. Aujourd’hui, je ne peux prétendre reconnaître l’une de ces chroniques, mais j’affirme que certaines ont laissé en moi des traces qui ont guidé mon choix. Il m’est impossible de n’en citer qu’une, tout ce qui fait l’étrange, insaisissable, mélancolique et farouche beauté de ces textes réside dans la multitude des registres, le grave et le dérisoire, la cocasserie, la lucide appréhension des choses et des faits, l’absurde et l’édifiant.
Trois extraits donc, de trois d’entre elles :

24 mars 1953 :
« Les Auvergnates qui vivent sur des volcans rayonnent d’un éclat sulfureux. Elles mesurent 1m, 60. Elles naissent, comme toutes les dames, en 1933, selon la mode de cette année. L’an prochain, elles naîtront en 1934. Bref, elles auront toujours vingt ans. Les folkloristes leur apprennent la bourrée. Elles la dansent au bord des cratères. Après quoi elles font cuire la pompe. »

28 avril de la même année :
« Il y a chez le joyeux SS on ne sait quoi de pimpant et de militaire qui emporte l’amour des foules. Derrière lui, l’horizon s’embrase, l’herbe s’étiole, le négligeable juif retourne à la poussière et le bébé, matriculé sur le bras gauche, va rejoindre dans la chambre à gaz une mère enceinte inutile à « l’Europe ». Et c’est ainsi qu’il unifie le continent. Dans la fumée. »

22 septembre :
« Depuis que les mille progrès de la science, le feu, la roue, l’avion-fusée, la manille coinchée, la brouette, le camembert, le bloc-évier, le Bar des Amis et la vie de société font de l’existence une aventure de sybarite, l’homme a la nostalgie des conditions de la vie à l’époque de l’ours des cavernes. »

Quelque chose de vertigineux dans la lecture de ces extraits me semble être fidèle à ce qui me submergeait lors des séances hebdomadaires dans la cuisine où ma mère s’immobilisait lorsque je m’interrompais, entrainée bien au-delà des barrières du jardin de mon père par ce que je lisais. Je me demande ce qu’elle imaginait. Il y avait dans son regard quelque chose de fragile. Et puis ? disait-elle, et je reprenais ma lecture accompagnée par sa petite musique ménagère.

Alexandre Vialatte était un flâneur, un poète, de ceux qui m’accompagnent depuis longtemps, tels Walser, Hardellet et quelques autres. Les poètes sont mes vrais philosophes. Il y avait trop longtemps que je ne l’avais pas relu.
Il n’est pas mort.

Chronique de la futilité des chroniques de notre époque

Réédition, en mars, dans les différents titres de La Montagne/Centrefrance, de cette Chronique de la futilité des chronique de notre époque

Jamais Vialatte ne m’ennuie, par Jean-Lou Chifflet.

Dans son Dictionnaire amoureux de l’humour (PLON), Jean-Lou Chifflet réserve une place de choix à Alexandre Vialatte. A lire ci-desssous, quelques extraits de son article.

 » Vialatte, que Desproges considérait comme l’un des écrivains « les plus doués de sa génération, voire du XXe siècle », est l’homme qui m’a le plus inspiré, celui pour lequel j’ai de la vénération et que j’ai toujours rêvé d’imiter, en vain.

Vialatte, (…) est la preuve incontestable que le nonsense n’est pas une exclusivité anglo-saxonne. Non, messieurs les Anglais, vous n’avez pas le monopole du nonsense ! Ce personnage bien français, auvergnat et amoureux de l’étrange et du saugrenu, est probablement l’un des meilleurs observateurs de son époque, tout en faisant croire qu’il n’y comprenait rien.

Ce fils de militaire dont les ancêtres étaient agriculteurs, originaires du hameau de la Vialatte près d’Ambert en Auvergne, est né en 1901. Jeunesse vagabonde au gré des lieux de garnison de son père, études « à la Dickens » dans un collège à Ambert avec un professeur «philosophe de spécialité et ivrogne de vocation ».  A seize ans, sous l’influence d’Henri Pourrat, son maître, il dévore Rimbaud, Francis Jammes et Dickens. Pourtant, il opte pour les mathématiques et la langue allemande, ce qui le mènera en Allemagne, à Mayence, en 1922, où il deviendra rédacteur en chef de la Revue rhénane jusqu’en 1927, et où il commet en quinze jours son premier roman, Battling le ténébreux, qui sera publié chez Gallimard avec la bénédiction de Paulhan et de Malraux. Suivront une douzaine d’autres romans dont Les Fruits du Congo et Le Fidèle Berger. Tra­ducteur de Nietzsche et de Thomas Mann, il fut aussi celui qui traduisit et fit connaître Kafka en France.

En 1933, sa femme Hélène est nommée à Paris pour diriger l’École des surintendantes d’usines. Ils s’installent en face de la prison de la Santé et Alexandre ne manque pas de tancer la devise de la République qui orne le portail de la maison d’ar­rêt « L’Égalité et la Fraternité règnent peut-être en ces murs, mais la Liberté passe devant ».

Il doit gagner sa vie, ses romans se vendent peu et ses traductions sont mal payées. Il se tourne alors vers le journalisme, mais pas n’importe lequel, le « journalisme d’écrivain ». C’est ce Vialatte-là et surtout celui-là, le chroniqueur de Paris Match, Le Spectacle du Monde, Adam, Arts ménagers, etc., qui va m’éblouir.

Ce Vialatte-là, qui, comme disait Yves Frémion, est « capable à propos de tout et de rien de sortir de superbes observations, ancêtre de tous les Barthes ou Morin, mais quand même plus drôle. Vialatte dispo­sait d’une sagesse exemplaire, absurde, ahurissante, le plus placidement du monde. Un style simple, limpide – si simple qu’on n’arrive pas à le refaire –, capable de faire saisir l’imparfait du subjonctif à un analphabète. Un ton unique. Reconnaissable entre mille. Profond et léger à la fois. La classe ».

« Chroniqueur », j’ai dit « chroniqueur » ? Parmi les genres littéraires français, la chronique est l’un des plus difficiles à définir. A priori, comme dit Ferny Besson, amie et biographe de Vialatte « la chronique n’a pas toujours la même signification et indique souvent une spécialité : chronique financière ou chronique mondaine. Les chroniques d’Alexandre Vialatte ont leur style propre. L’écrivain semble toujours, en apparence, y raconter n’importe quoi. Suprême politesse. En fait, sous des airs frivoles, il nous dit l’essentiel : l’homme, avec sa brouette, ses bouts de ficelle, ses rêves tellement démesurés au coeur de ses aventures fatalement – quoi qu’il fasse– tellement mesurées. Cependant, au-delà de ses étroites frontières, l’infini. L’éternité. Qu’il trouve où il peut : dans les spectacles quoti­diens ». Ferny Besson fait ici allusion, je pense, à sa chronique qui durera près de vingt ans dans La Montagne, et j’y reviendrai.

J’aimerais m’arrêter d’abord sur ses chroniques plus légères, comme celles publiées dans Marie-Claire, où ses almanachs drôlissimes rendaient son patron furieux, car il n’y comprenait goutte, ainsi ses fameux vrais-faux proverbes bantous :

- « Il n’y a pas de bas morceau dans le gros ethnologue ».
- « Qui rit sous l’okoumé pleure sous l’acajou ».
- « Ne pile pas ton mil avec une banane mûre ».
- « C’est se conduire en rékéké que d’étouffer le roukoukou dans sa coquille ».

Ou, toujours dans le même Marie-Claire, l’ho­roscope de ces dames :

« La femme Capricorne : Elle paie le beurre moins cher que les autres. Comme les hommes, elle adore le marbre et l’acajou, mais tout spécia­lement le marbre blanc légèrement persillé de gris-vert qui fait penser au fromage de brebis. Elle est fréquemment veuve d’un général allemand et fonde dans son grand âge des religions étranges, d’une grande précision folklorique ».

C’est pendant les dix-huit dernières années de sa vie que, tous les dimanches soir, Vialatte porte sa copie à la gare de Lyon et la dépose au wagon postal du train de 23 h 15. Ainsi, jusqu’en 1971, date de sa disparition, Alexandre (le grand) Vialatte a commis pour le grand quotidien auvergnat 898 textes dont le journal en a publié 888. Et de quoi parle-t-il semaine après semaine ? De tout et de rien : « Une chronique, il faudrait la faire pous­ser comme une herbe dans la fente d’un mur, dans les pierres de l’emploi du temps ».

Cet exercice de style particulier, qui demande acuité et concision, date de la plus haute antiquité, comme « l’homme, car l’homme remonte à la plus haute antiquité », selon lui.

Vialatte n’a jamais traité, et c’est tant mieux, des grands problèmes du monde, mais plutôt du homard ; il préférait le homard au chien parce qu’il n’aboie pas et « qu’il n’aspire à la cuisson que comme le chrétien au ciel ». Il disait du chien : « Ce qu’il y a de meilleur dans l’homme, c’est le chien. » De l’ours : « L’ours est fidèle, monogame et bisan­nuel dans ses devoirs conjugaux. » Du kangourou : « Sans le kangourou, l’homme n’aurait jamais su qu’il ne possède pas de poche marsupiale. » De l’écrevisse : « La douleur embellit l’écrevisse », et de l’imparfait du subjonctif : « Que serait la vie sans l’imparfait du subjonctif… » ?

Les seuls titres de ses chroniques sont une invite à la lecture : « Magie de la bascule compensée », « Élasticité de la punaise », « L’Auvergnat est-il une mamelle ? »,

« Enfants cuits, enfants frits » « Grand-père danois en loterie », « Chien tournant autour du soleil », « Évidence du Gaïacum» « L’éléphant est irréfutable », « Progrès de la science : l’homme descendrait de l’homme », « Hitler et fleur en pot », « Dames à vapeur ou bateaux à voiles et voiles de vapeur »…

C’est une sorte de méli-mélo, une galerie de por­traits, une encyclopédie, ou, comme il le dit même, « un bric-à-brac oriental, un nœud de ficelles de toutes couleurs, un Luna Park, un marché aux puces, un palais des merveilles du Facteur Cheval »

Philippe Meyer, qui en a fait la lecture sur l’an­tenne de France Inter, écrit dans une préface « Alexandre Vialatte est un éveilleur, ceux qui fré­quentent ses livres ont l’œil. Ou plutôt, ils n’ont pas le même œil après avoir lu Vialatte et laissé mûrir en eux ses proverbes bantous, ses fulgurances arvernes, ses regrets des morts, ses miniatures des vivants, ses comptes rendus de lecture, ses médi­tations sur les ogres et ses considérations imprévi­sibles sur toute chose, grande, moyenne, ou petite ».

Lisez Vialatte, il n’a pas pris une ride, vous y trouverez aussi de bonnes recettes : « Pour faire l’ome­lette aux champignons, achetez une grande maison rustique exposée aux vents de la tempête, essayez-les champignons vénéneux sur un cousin pauvre avant de servir ». Des conseils pour enfoncer un clou sans s’abîmer les doigts : « J’achète donc une escalope et je continue à taper sur mon clou ». Des vérités premières que nous n’avions pas perçues : « Le cheval est beau, mais la pantoufle est grande », « L’homme n’est que poussière, c’est dire l’importance du plumeau. » Et des évidences qui nous ont échappé :

Le temps perdu se rattrape toujours. Mais peut-on rattraper celui qu’on n’a pas perdu ? »

Jamais Vialatte ne m’ennuie. D’aucuns ont une bible sur leur table de nuit, moi c’est Vialatte, dont j’aime lire une chronique ou deux avant de m’endormir. J’aime sa façon de manier l’émotion sans pathos et de faire rire sans vulgarité. Qu’il nous entretienne de petits pois, de la brièveté de l’existence, de la beauté des Alpes-Maritimes, « le département des Alpes-Maritimes est peuplé d’Alpins-Maritimes », de l’état bien triste du foie et des bretelles de l’homme au milieu de sa vie ou de la nécessité de l’oryctérope, Vialatte s’affirme comme le maître de « l’incongruité et de la bizarrerie phénoménale ». Ce n’est pas moi qui le dis mais Amélie Nothomb, avec qui je partage au moins ce point de vue.

(…)

Ah ! j’oubliais, Vialatte terminait toujours ses chroniques par cette phrase : « Et c’est ainsi qu’Al­lah est grand ».

Puissent le Prophète et ses millions de fidèles ne pas oublier dans leurs soutras celui qui les a si bien célébrés pendant 898 jours.

In Le Dictionnaire amoureux de l’humour (Plon)

Montréal découvre Alexandre Vialatte : revue de presse

Montréal vient de découvrir Alexandre Vialatte grâce à Jean-Marie Papapietro. En novembre, il présentait Et c’est ainsi qu’Allah est grand !, un montage des Chroniques de La Montagne (Bouquins Laffont/2 volumes) au Théâtre  Prospero.

Revue de presse :

Mon (Theatre), 1er novembre : Et c’est ainsi qu’Allah est grand !

Le Quatrième, 7 novembre : Soixante-dix minutes de pur plaisir

1001 Actus, 9 novembre : Alexandre Vialatte, esprit libre, revit sur scène à Montréal

La presse.ca, 12 novembre : Les rêveries d’un railleur solitaire

Le devoir, 15 novembre : Eloge de la lenteur

La Montagne, 17 novembre : Vialatte seduit Montréal

Vialatte au Québec

Jusqu’au  au 24 novembre, le Théâtre Prospero de Montréal (Québec) propose Et c’est ainsi qu’Allah est grand ! Les fameuses Chroniques de La Montagne (Bouquins Laffont, 2 volumes) de Vialatte dans la mise en scène de Jean-Marie Papapietro, et l’interprétation de  Gaétan Nadeau.

Avant de s’installer au Québec dans les années 90, Jean-Marie Papapietro a mené, parallèlement, en France et en Italie, une carrière d’enseignant (théâtre et littérature), d’animateur dans différents centres culturels et de metteur en scène. En fondant le Théâtre de Fortune en 2000, il a choisi de s’impliquer dans la direction d’acteurs et de recueillir l’attention du public autour de grands textes de la littérature contemporaine. Ses adaptations de Robert Walser (La Promenade), de Kafka ( Le Château), de Brassaï  (Histoire de Marie) ou de Robert Pinget (Théo ou le temps neuf)  ont connu un vif succès auprès de la critique et du public.
Gaétan Nadeau est à la fois auteur, comédien, performeur et concepteur de spectacle. Il multiplie les activités de théâtre, de danse et de performance depuis plus de 20 ans, et se produit sur différentes scènes importantes au Québec et à l’étranger.

Chronique incompétente des arts

Vélo • Rond de cabinets • Coup de botte • Trou de l’ascenseur • Visiteurs remarquables • Enfants et objets d’art • Ingéniosité de la peinture • Peinture au camembert, à la foudre et au reblochon • Querelle du tournevis et de la clef anglaise • Melon moral et melon immoral • Ressemblance étonnante des deux • Traité bien instructif de l’épluchure de pomme de terre • Charme inaltéré des naïfs • Grand talent de Waroquier • Culpabilité du magma • Légitimité de l’injustice • Grandeur consécutive d’Allah.

Je reviens, sans compétence (je ne suis pas critique d’art), sur le salon Comparaisons, qui résume, paraît-il, dix ans de peinture française, et, encore plus que dix ans de peinture, dix ans de théories picturales. Lire la suite

24 Heures Lausanne : Chroniques

Chroniques

Alexandre le grand salué par Le Républicain Lorrain :

Article de Michel Genson : Alexandre le grand

Le Républicain Lorrain – 13 novembre 2011

Article de Michel Genson : Alexandre le grand

L’Aventure Littéraire : Alexandre Vialatte Vialatte à La Montagne

Article de Armaury Watremez de l’Aventure Littéraire : Alexandre Vialatte, Vialatte à La Montagne

La Scie Rêveuse : Alexandre Vialatte

Site  Internet La Scie Rêveuse, 27 octobre 2011 : Alexandre Vialatte

Vialatte à La Montagne : Trente chroniques à croquer

La Montagne, article de Daniel Martin : Trente chroniques à croquer suite à la parution de Vialatte à La Montagne (co-édition Julliard/Groupe Centre-France)

Parution de la chronique Les étapes de l’humanité

Parution dans les page de La Montagne du 6 novembre : Les étapes de l’humanité

Vialatte à La Montagne, un recueil de chroniques

Dernier temps fort de 2011-Année Vialatte, la parution de Vialatte à La Montagne, une coédition Julliard/Centrefrance.

Ce recueil comprend les 13 chroniques rééditées au cours de l’année, dans les différents titres du Groupe Centrefrance, ainsi qu’une brassée d’autres parrainées par des Vialattiens de renom : Laurence Cossé, Amélie Nothomb, Pierre Jourde, Baptiste Liger, Philippe Meyer, Bertrand de Saint-Vincent, François Taillandier, Denis Tillinac, Philippe Vandel, etc
Préface de Jean-Pierre Caillard, PdG du Groupe Centrefrance/La Montagne.

L’ouvrage a officiellement été présenté à la Foire du livre de Brive, lors de sa trentième édition placée sous la présidence d’Antoine Gallimard.

Voir la revue de presse, ainsi que l’article de Daniel Martin, Trente chroniques à croquer.

Frédéric Beigbeder célèbre Vialatte dans Premier bilan après l’apocalypse

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24 Heures Lausanne – 29 octobre 2011

Chroniques

Livres Hebdo, chronique d’Olivier Mony L’enfant d’Auvergne

Chronique d’Olivier Mony : L’enfant d’Auvergne suite à la parution du livre Vialatte à La Montagne (co-édition Julliard/Groupe Centre-france)

Livres Hebdo – 14 octobre 2011

Article d’Olivier Mony : L’enfant d’Auvergne

14 août : Parution de la chronique de la barbe à papa

14 aoûtChronique de la barbe à papa

Philippe Meyer : Comment j’ai découvert Vialatte.

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Les dictionnaires

 » Les dictionnaires sont de bien belles choses. Ils contiennent tout. C’est l’univers en pièces détachées. Dieu lui-même, qu’est-ce, au fond, qu’un Larousse plus complet ?  »

Alexandre Vialatte (Chronique à La Montagne)

Redécouvrir Alexandre Vialatte

« J’habite Orléans. Ma grand-mère d’Auvergne qui est née à Thiers où on allait pendant les vacances, me lisait des chroniques d’Alexandre Vialatte. Elle m’a permis de découvrir cet auteur J’apprécie énormément son style très littéraire et complètement fou, assez déjanté, en fait. Je crois qu’il pourrait plaire aux jeunes et c’est bien de le faire connaître un peu mieux, avec votre site ». Bénédicte Charaire (Orléans/Loiret).

Louis Nucéra : Tel sur le papier qu’à la bouche.

« Il est des êtres qui font du bien. S’ils sont morts, leur souvenir nous accompagne ; s’ils ont écrit, ce sont leurs ouvrages. Alexandre Vialatte ressortit à cette confrérie. Qui a découvert, un jour, le grand livre des choses et des êtres que constitue son œuvre ne peut plus s’en passer. Lire la suite

Les évènements : revue de presse

Tous les comptes rendus des spectacles, conférences, lectures et expositions organisés autour d’Alexandre Vialatte.Lire la suite

Le Monde – 15 décembre 2000

Pierre-Robert Leclercq. Chronique du songe des hommes. (…) Ces chroniques parlent de tout  sans être un fourre-tout. Elles sont des choses vues, des nouvelles quand il rapporte un fait divers dans un esprit ou Aymé se confond avec Allais, des critiques littéraires, cinématographiques, théâtrales, des portraits où se manifeste son don de la formule. Céline « est un géant qui promène ses rêves dans la boue », Mauriac « sent la résine et le péché mortel »,  Tenessee Williams dans une chambre d’hôtel est un « petit homme [qui] gisait parmi ses grandes valises comme un hanneton aux yeux bleus perdu parmi des monolithes » (…)

Le mois de février par Alexandre Vialatte

Février, deuxième mois de l’année, voué par les Anciens à Februa, compte vingt-huit jours les années communes, vingt-neuf les années bissextiles, qu’on reconnaît précisément à cette particularité. (…) Le 29 février, ou bissexte, reste mal vu par les foyers modestes, dont le salaire mensuel ne change pas, et les tireurs de traites qui trouvent sa date trop rare : « Le vingt-neuvième février — Rembourse mal le créancier. »

(In Almanach des quatre saisons – Éditions Julliard 1981)

Le Spectacle du Monde – décembre 2000

Jacques Mourreau. Vialatte sur les cimes_ (…) Vialatte a du génie. Prosateur hors pair, il excelle dans la création d’un imaginaire qui procède d’une alchimie mêlant le rêve et la réalité (…)

Calendrier de publication des chroniques

Pour les quotidiens La Montagne, le Populaire du Centre, le Journal du Centre, le Berry Républicain

Les chroniques paraîtront, chaque dimanche, selon le calendrier suivant :Lire la suite

Reprise de 13 chroniques

13 chroniques d’Alexandre Vialatte, choisies parmi celles de La Montagne, ont été rééditées dans les différents titres du Groupe Centre-France, dans le cadre de 2011-Année Vialatte. Ce, au rythme de une toutes les quatre semaines, à partir du 16 janvier.
Ces chroniques ont été reprises dans cette rubrique ainsi que dans Vialatte à La Montagne, un volume coédité par Julliard et Centrefrance.

A la demande des lecteurs de cette première série, nous publierons d’autres chroniques, de temps en temps, ainsi :

Vialatte et La Montagne

Ou comment un auteur bâtit une part essentielle de son oeuvre en étroite relation avec un quotidien régional.
Sur presque 20 ans, Alexandre Vialatte a donné près de 900 chroniques à La Montagne. La première paraît le 9 décembre 1952, la dernière le 25 avril 1971.

Elles sont réunies en 2 volumes (Bouquins Laffont), préface de Charles Dantzig.

« Les Loups » d’Henri Pourrat

LES LOUPS d’Henri Pourrat

On ne parle pas assez du loup. Rien nest plus passionnant que le loup. Le loup est parfaitement hirsute. Le loup est important. La zoologie le réclame, lhiver le veut, le frisson le suppose. Cest une des grandes nécessités de lhistoire, du folklore et de lesprit humain. Que dexploitations agricoles, gérées d’ailleurs avec un zèle heureux par des pères de famille modeste, ne seraient sans lui que des lieux-dits ! Un loup mangeant méthodiquement un sous-préfet en uniforme, ou avalant à la sauvette un petit fonctionnaire rural, dans un site nettement bocager, coupé de ruisseaux et dombrages, est une des choses les plus décoratives qu’un graveur puisse imaginer. Surtout quand il les mange en large. Il ne reste bientôt plus sur la neige qu’une casquette de cantonnier, une épée d’académicien.

« Quand le gendarme arrive, dit un devoir décolier, le loup s’en va en laissant par terre les habits et les os qui restent, mais il en garde un dans la bouche ; il le finit dans sa petite maisonnette. » Telle est la vie ardente du loup.

Du moins dans la littérature.

Elle est d’autant plus méritoire qu’elle doit tout à lesprit humain. Chacun sait, en effet, que le loup zoologique, celui de Buffon et des Pyrénées, a toujours peur de rencontrer l’homme au coin dun bois. Ma femme, qui a lu la chose dans une publication, d’ailleurs assez peu nourrissante, assure même que nul animal n’est plus affectueux que le loup, plus domestique, plus avide de salade et affamé de vertus chrétiennes : une famille qui en élevait un aux environs du cercle polaire le nourrissait de radis et de laitage et il participait à la prière du soir.

En face de ces réalités, le loup des légendes représente une réaction inévitable du bon sens, une exigence du paysage, un postulat de la sensibilité. Le loup peut très bien se passer des hommes, lhomme ne peut pas se passer du loup. Où serait le plaisir ?

« Quand le loup se réveille en Pologne, écrit l’enfant que j’ai déjà cité, il mange un pauvre de la paroisse, ça fait crra, crra… et il réveille toute la Pologne. Le loup est grand mais il est vigoureux. » On ne saurait être plus synthétique.

« Le loup nest pas un oiseau utile parce quil ne mange pas les insectes, conclut lélève déjà cité. On en fait une descente de lit en le bordant d’un feston grenat. »

On voit par là combien les hommes ont cherché à orner et enrichir le loup. C’est parce quils lont inventé pour se faire peur, afin d’en être plus rassurés. Aussi veulent-ils des loups vraiment hirsutes pour avoir de grandes émotions qui accroissent ensuite leur sensation de confort, le bonheur étant surtout fait de la fin des petites inquiétudes. Et c’est pourquoi le loup contribue par sa férocité touchante au bonheur de l’humanité.

Tout le monde n’a pas le vrai sens du loup. Henri Pourrat lavait au plus haut point. C’est ce qui rend ses contes excellents. On y frémit et s’y rassure.

On voit dans quelle ambiance sut travailler Pourrat. Car il avait compris que les hommes ont besoin de loup.

« Puisque ce sont des hommes, disait le vieux conteur de Lamasserie de Purun-Baghat (cest Kipling qui nous le rapporte), parle-leur d’éléphants, de batailles et de rois. »  C’est ce qu’a fait Pourrat dans ses contes : il leur parle de rois, de batailles et de loups (qui sont les éléphants d’Europe). Et de mille autres éléphants : tels que les ogres et les diables, les bossus, les barbiers et larbre de Noël. Il savait combien lhomme a besoin de rois et d’ogresses. C’est au point qu’il en faisait avec des cordon­niers ou des bourgeoises de condition modeste.

« Il y avait une fois, écrit-il, un roi qui était cordonnier à Saint-Amant-Roche-Savine », montrant par là combien la royauté est un métier, indépendant de la profes­sion, et une qualité intrinsèque requise pour le charme des contes.

Ces choses-là ne se passent pas, bien sûr, dans des nations géographiques, mais au pays des contes, dans une autre dimension, un autre temps, qui modifie toutes les données. Le vieux temps, dit Pourrat.       Celui qui est annoncé par « une fois » : il y avait une fois un bossu, il y avait une fois un barbier, il y avait une fois le diable, bref, il y avait une fois le vieux temps. Le bon Dieu se promenait alors sur la terre encore molle et le diable imprimait son pied dans les rochers. Les géants se lançaient des montagnes. Il y avait des châteaux, de pauvres laboureurs, des rémouleurs, des porteballes et, paraît-il, un sacristain qui était mauvais « comme un arsenic ». Pourrat était le roi de ce vieux temps et s’en était fait le greffier. Il allait le chercher en montagne où il mène une vie resserrée dans les hameaux et les lieux-dits, une vieille petite vie qui sent le petit-lait, la chandelle et le feu d’écorce de pin, entre le placard et le fagotier. Un vieux petit temps fumé comme un jambon, parfumé comme un chèvreton, vert comme le buis des rameaux. Plein de songes, comme le brouillard d’automne, la chopine, l’aube humide, la fumée des feux de fanes, plein de prestiges comme la nuit de Noël.

Parce que Pourrat avait aussi le génie de Noël. Du temps de Noël. De son espoir couvert de neige. De ses nuits et de ses lumières, de ses sapins, de ses bigarrures et de ses brouillards opalins, de ses bergers en file indienne et de cette paix joyeuse et solennelle qu’il promet entre le boeuf et lâne, tandis que des anges glissent parmi les étoiles avec de longues trompettes en or.

Le génie de Noël et le génie du diable. Il savait où le diable habitait, comment il tenait son ménage et comment il menait sa femme, comment il fessait ses enfants. Et ce qu’il y a de bon avec le diable, c’est qu’on sait toujours que cest vrai. Parce que, en ce bas monde, même ceux qui doutent de Dieu ne peuvent pas douter du diable. On le rencontre à tous les coins de rue. Les contes de Pourrat l’étripent de cent façons. Et les enfants pous­sent des cris d’allégresse. Car ils ne sont jamais si contents quen voyant punir le coupable. Et les contes le punissent toujours. Pourrat avait retrouvé partout, sous des costumes folkloriques différents, les mêmes histoires et les mêmes personnages (partout le loup mange la grand-mère ; partout le Strubelpeter met les doigts dans son nez). Cest pourquoi il pensait que les héros de ses contes venaient de beaucoup plus loin que l’Auvergne : d’une civilisation rurale qui aurait couvert le monde autrefois. Ou même de la nuit des temps. D’une espèce de grand n’importe où, des origines de la conscience et du pays des archétypes. Et peut-être même davant l’homme, comme les Idées pures de Platon.

Dautres pensent quils sont nés à Vienne. Des travaux du professeur Freud et de quelque obsession sexuelle (c’est ce qui fait plaisir aujourd’hui). Une commission internationale s’était même réunie à Kiel, il y a de cela deux ou trois ans, pour demander leurs papiers aux personnages féeriques et établir une carte détaillée du « n’importe où » doù ils nous viennent. Cétait le Congrès des Contes de fées. Vingt-cinq nations s’y étaient fait représenter, on y donna quatre-vingts conférences. On voit par là que c’était chose très scientifique. Le juge dins­truction fit comparaître les fées, la douane les dévêtit, on examina leurs pièces d’identité et on dit des choses pas convenables : les enfants n’étaient pas admis.

Siècle étonnant qui déshabille les fées ! Mais qui habille la brebis et qui chausse le lapin. Une société américaine s’est fondée en effet autour de la même date « contre l’indécence des bêtes nues ». C’est la S.I.N.A. qui se propose de lutter pour le droit du lapin au pantalon corsaire. Que fera-t-on de la robe de Peau-d’Ane ? On la mettra à la girafe. Nous vivons un siècle étonnant.

Pourrat préférait le lapin nu et la fée en robe de princesse. Il voyait d’abord dans les contes un recueil de préceptes moraux : ne pas être jaloux comme les soeurs de Cendrillon ; ne pas se mettre les doigts dans le nez, sous peine d’être obligé un jour de le porter dans une brouette ; ne pas manger de petits enfants comme fait logresse ; surtout quand on est arthritique, parce que la viande jeune fait du mal. Bref, tout un code du savoir-vivre.

Ensuite, surtout, une poésie : une poésie selon la leçon extravagante de la nature, qui ne se refuse aucune folie dans l’invention. Des inventions extravagantes et spontanées comme les rêves, combinées comme des mécaniques : ainsi lartichaut, le coquillage, l’épi de maïs ou la tige de roseau. Une poésie qui ne devait rien aux professeurs dart poétique.

Le congrès de Kiel n’eut quà prendre des notes. Les contes sont un « rêve éveillé ».

Pourrat a vu surtout dans leur surnaturel, leur vision et leur poésie, des réminiscences de l’Age d’Or et des souvenirs du paradis terrestre :  « L’homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux. » Les savants, au contraire, y virent principalement le résultat d’ « actes manqués », des éclaboussures du subconscient, de la lie des grands fonds, de la vase originelle : leur homme est un crapaud qui se souvient de sa boue.

Les fées sont-elles nées à Vienne ou dans l’Eden ? Pascal permet de concilier les deux thèses par la nature double de l’homme.

La morale de cette aventure, cest que lhomme est une chauve-souris, un rhinolophe, une pipistrelle, parfois même un vespertilion. Pourrat tenait surtout à lui montrer ses ailes ; le tribunal de Kiel, moins aimable, lui a mis le nez dans ses crottes de rat.

(In Dernières Nouvelles de l’Homme – Éditions Julliard 1978)

 

Le mois de Janvier par Alexandre Vialatte

Janvier, en France, est le premier mois de l’année depuis une décision de Charles IX. Il a trente et un jours. Chez les Romains, Janus lui ouvrait les portes.

(C’était le dieu des concierges. Le mois lui était consacré.) Chez les Gaulois, les druides agiles cueillaient le gui à la cime des chênes, en chantant des chansons bretonnes (et non pas la Chanson de Roland).

Janvier est plein de neige, de vent, de nuit, de loups. On y fête le jour de l’an, l’adoration des Mages et la Saint-Charlemagne. C’est en janvier, sous le Roi-Soleil, que l’homme inventa la première machine à écrire, et que Landru, qui reste dans l’histoire comme le type du faux affectueux, brûla sa dernière victime dans un poêle à trois trous sans valeur commerciale : le vent soufflait et l’ombre de sa barbe dansait sur le mur de la cuisine (…)

(In Almanach des quatre saisons – Éditions Julliard 1981)

9 – Bibliographie détaillée

De son vivant, Alexandre Vialatte publie peu. Trois romans – Battling le ténébreux (1928), Le Fidèle Berger (1941), Les fruits du Congo(1951), les trois chez Gallimard. Un recueil de nouvelles, Badonce et les Créatures(La Cigale, 1937) ainsi que deux livres sur l’Auvergne, La Basse Auvergne((J. de Gigord/Collection Gens et Pays de chez nous,1936) et L’Auvergne (SUN, 1964).

Il donne des chroniques à La Montagne, comme dans de nombreux titres de la presse nationale ou régionale : Marie-Claire, Le Spectacle du Monde, Le Petit Dauphinois, Le Moniteur, etc…

Dès 1925, il découvre et introduit, en France, l’oeuvre de Kafka.

Après sa mort, sa notoriété ne fait que croître. Paraissent ses chroniques, ses romans inédits, sa correspondance…



SOMMAIRE

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  1. Vialatte et le « roman total » par Pierre Jourde, historien
  2. Bibliographie détaillée – par date de parution
  3. Bibliographie détaillée – par genre

 

 

Vialatte et le « roman total »

par Pierre Jourde, historien

L’historien Pierre Jourde analyse le style Vialatte et la façon dont il s’exprime dans le roman, un type d’oeuvre que l’auteur a pourtant peu développé, contrairement aux chroniques.

 

 

bibliographie détaillée

par date de parution

Les oeuvres originales de Vialatte:

  1. 1928 – Battling le ténébreux (Gallimard)
  2. 1936 – La Basse Auvergne (J. de Gigord/Collection Gens et pays de chez nous)
  3. 1937 – Badonce et les créatures (La Cigale)
  4. 1942 – Le fidèle Berger (Gallimard)
  5. 1943 – Visages de l’Auvergne (collectif/Horizons de France)
  6. 1951 – Les fruits du Congo (Gallimard)
  7. 1957 – Le roman des Douze (collectif /Julliard)
  8. 1964 – L’Auvergne (Sun)
  9. 1978 – Dernières nouvelles de l’Homme (Julliard)
  10. 1979 – Et c’est ainsi qu’Allah est grand (Julliard)
  11. 1980 – L’éléphant est irréfutable (Julliard)
  12. 1981 – Almanach des quatre saisons (Julliard)
  13. 1983 – L’Auvergne absolue (Julliard)
  14. 1984 – Antiquité du grand chosier (Julliard)
  15. 1985 – Bananes de Königsberg (Julliard)
  16. 1986 – La maison du joueur de flûte (Arléa)
  17. 1986 – L’auberge de Jérusalem (Le Dilettante)
  18. 1987 – La dame du Job (Arléa)
  19. 1987 – Eloge du homard et autres insectes utiles (Julliard)
  20. 1988 – Jean Dubuffet et le grand magma (Arléa)
  21. 1988 – Les champignons du détroit de Behring (Julliard)
  22. 1989 – La maison de M. Inhaber (Le Serpent à Plumes)
  23. 1989 – Chroniques des grands micmacs (Julliard)
  24. 1990 – Le fluide rouge (Le Dilettante)
  25. 1990 – La paix des jardins (La Différence)
  26. 1991 – Profitons de l’ornithorynque (Julliard)
  27. 1992 – Salomé (Les Belles Lettres)
  28. 1993 – Dires étonnants des astrologues (Le Dilettante)
  29. 1993 – Chroniques des immenses possibilités (Julliard)
  30. 1994 – Camille et les grands hommes (Les Belles Lettres)
  31. 1995 – Légendes vertigineuses du Dauphiné (Bartillat)
  32. 1995 – Pas de H pour Natalie (Julliard)
  33. 1995 – L’oiseau du mois (Le Dilettante)
  34. 1997 – Correspondance Alexandre Vialatte – Jean Paulhan (Julliard)
  35. 1998 – Kafka ou l’innocence diabolique (Les Belles Lettres)
  36. 1998 – Les proverbes bantous (Au Signe de la Licorne)
  37. 1999 – La complainte des enfants frivoles (Le Dilettante)
  38. 1999 – Correspondance avec Ferny Besson – Plon
  39. 2000 – Chroniques de La Montagne (2 volumes/ Bouquins Laffont)
  40. 2001 – Correspondance Alexandre Vialatte – Henri Pourrat. (Tome 1- Presses Universitaires Blaise Pascal)
  41. 2001 – Mon Kafka – (10/18)
  42. 2001 – Chroniques des arts ménagers (Au Signe de la Licorne)
  43. 2001 – Chroniques des flammes et des fumées (Au Signe de la Licorne)
  44. 2002 – Au coin du désert (Le Dilettante)
  45. 2002 – Bestiaire (Arléa)
  46. 2003 – Correspondance Alexandre Vialatte – Henri Pourrat. (Tome 2 – Presses Universitaires Blaise Pascal)
  47. 2003 – Chroniques des choses grandes et magnifiques (Hors collection)
  48. 2003 – Jean Dubuffet – Alexandre Vialatte. Correspondance(s) (Au Signe de la Licorne)
  49. 2004 – Correspondance Alexandre Vialatte – Henri Pourrat. (Tome 3 – Presses Universitaires Blaise Pascal
  50. 2005 – Les amants de Mata-Hari (Le Dilettante)
  51. 2008 – 1968 (Julliard)
  52. 2010 – Critique littéraire (Arléa)
  53. 2010 – Mon Kafka (Les belles lettres)

Les traductions de Vialatte:

  1. 1930 – Hugo Von Hofmannsthal – La femme sans ombre (Stock)
  2. 1930 – Franz Werfel – La mort du petit bourgeois (Attinger)
  3. 1931 – Friedrich Nietzsche – Lettres choisies (Stock)
  4. 1931 – Friedrich Nietzsche – Ecce Homo (Stock)
  5. 1932 – Philipp Witkop – Goethe, sa vie, son ?uvre (Stock)
  6. 1933 – Franz Kafka – Le Procès (Gallimard)
  7. 1933 – Schalom Asch – Petersbourg (Grasset)
  8. 1933 – Otto Ruhle – Karl Marx (Grasset)
  9. 1933 – Franz Werfel – Verdi, roman de l’Opéra (Attinger)
  10. 1935 – Andreas Latzko – La Fayette (Grasset)
  11. 1937 – Hans Carossa – Le docteur Gion (Stock)
  12. 1938 – Franz Kafka – La Métamorphose (Gallimard)
  13. 1938 – Franz Kafka – Le Château (Gallimard)
  14. 1939 – Friedrich Nietzsche – Le gai savoir (Gallimard)
  15. 1945 – Franz Kafka – La taupe géante (Fontaine)
  16. 1946 – Franz Kafka – L’Amérique (Gallimard)
  17. 1947 – Emil Ludwig – Goethe et Tolstoï (Attinger)
  18. 1948 – Franz Kafka – La colonie pénitentiaire – Gallimard
  19. 1950 – Franz Kafka – La muraille de Chine (avec J. Carrive/Gallimard)
  20. 1954 – Gottfried Benn – Double vie (Minuit)
  21. 1956 – Franz Kafka – Lettres à Miléna (Gallimard)

 

 

bibliographie détaillée

par genre

Romans, nouvelles:

  1. Battling le ténébreux (Gallimard 1928, L’imaginaire 1998).
  2. Badonce et les créatures (La Cigale 1937, Julliard 2003).
  3. Le Fidèle berger (Gallimard 1942, L’imaginaire 2000).
  4. Les Fruits du Congo (Gallimard 1950, L’imaginaire 1991).
  5. Salomé (Les Belles Lettres 1992).
  6. Camille et les grands hommes (Les Belles Lettres 1994).
  7. La Dame du Job (Arléa 2001)
  8. La Maison du joueur de flûte (Arléa, 2001)
  9. La Complainte des enfants frivoles (Lgf poche 2002).
  10. Le Fluide rouge (Lgf poche 2003)
  11. Les Amants de Mata-Hari (Le Dilettante 2004).

Poèmes:

  1. La paix des jardins (La Différence 2000)

Articles et Chroniques:

  1. Bananes de Königsberg, (Julliard 1985)
  2. Éloge du Homard et autres insectes utiles (Julliard, 1987)
  3. Les Champignons du détroit de Behring (Julliard, 1988)
  4. Dernières nouvelles de l’homme, Et c’est ainsi qu’Allah est grand, L’Éléphant est irréfutable (Julliard, 1991)
  5. Profitons de l’ornithorynque (préface de Ferny Besson) (Julliard, 1991)
  6. Chroniques des immenses possibilités (Julliard, 1993)
  7. Dires étonnants des astrologues (Le Dilettante 1993)
  8. Chroniques des grands micmacs (Pocket 1994)
  9. L’oiseau du mois (Le Dilettante 1995)
  10. Pas de H pour Natalie (préface de Ferny Besson) (Julliard 1995)
  11. Légendes vertigineuses du Dauphiné (Editions Bartillat 1995)
  12. Kafka ou L’innocence diabolique (Les Belles Lettres 1998)
  13. Et c’est ainsi qu’Allah est grand (préface de Ferny Besson) (Presses-Pocket 1999)
  14. Almanach des quatre saisons (Julliard, 2001)
  15. Chroniques de Flammes et Fumées (Au Signe de la Licorne 2001)
  16. Chroniques de La Montagne (Coffret 2 tomes) (Robert Laffont 2001)
  17. Chroniques des arts ménagers ( préface de Nicolas Galaud), illustrations du Dictionnaire de Dupiney de Vorepierre (Au Signe de la Licorne 2001)
  18. Mon Kafka (Arlea 2010)
  19. Au coin du désert (Le Dilettante 2002)

Anthologies:

  1. Jean Dubuffet et le grand magma (Arléa,1988)
  2. L’Auvergne absolu (Julliard 1993)
  3. Les proverbes bantous d’Alexandre Vialatte et Michel Perrin (illustrations de Claude-Henri Fournerie, préface de Christian Moncelet) (Au Signe de la Licorne, 1998)
  4. Vialatte le magnifique (illustrations de Jacques Poinson) (AEDIS éditions, Vichy 1999).
  5. Bestiaire (illustrations d’Honoré) (Arléa 2002).
  6. Chroniques des choses grandes et magnifiques(Hors Collection 2003).

Correspondances:

  1. Alexandre Vialatte – Henri Pourrat. Sous la direction de Dany Hadjadj et Robert Pickering :
    • Lettres de collège (1916-1921)
    • Lettres de Rhénanie I (février 1922 – avril 1924), (Presses Universitaires Blaise-Pascal 2001 et 2003).
  2. Alexandre Vialatte – Jean Paulhan, édition établie par Denis Wetterwald, (Julliard,1997).
  3. Alexandre Vialatte – Ferny Besson, édition établie par Martine Renaudeau d’Arc (Plon, 1999).
  4. Alexandre Vialatte – Jean Dubuffet (Au Signe de la Licorne, 2004)

Traductions:

  1. Thomas Mann Goethe et Tolstoï (1990).
  2. Franz Werfel Verdi, le roman de l’opéra (Actes Sud 1992).
  3. Gottfried Benn Double vie, Curriculum d’un intellectualiste (Éditions de Minuit 1993).
  4. Franz Kafka Le Procès – (préface de Claude David) (Gallimard, 2004).
  5. Paula Schlier Le Journal de Petra, (Cahiers Alexandre Vialatte, n° 29, 2004).

Sur lui:

  1. 1976 – Entretiens (Subervie 1976)
  2. 1981 – Ferny Besson, Alexandre Vialatte ou la complainte d’un enfant frivole (JC. Lattès 1981 ; rééd. 1999).
  3. 1995 – François Béal, Vialatte que j’aime (Editions Coralli)
  4. 1996 – Pierre Jourde, L’Opérette métaphysique d’Alexandre Vialatte (Honoré Champion).
  5. 1996 – Denis Wetterwald, Alexandre Vialatte (Le Castor Astral)
  6. 1997 – sous la direction de Pascal Sigoda, Lausanne Alexandre Vialatte, « Dossier H » (L’Âge d’homme)
  7. 2001 – Denis Wetterwald, Alexandre Vialatte, des maisons d’enfance aux maisons d’en face (Christian Pirot éditeur)
  8. 2001 – Alain Schaffner, Le porte-plume souvenir, Alexandre Vialatte romancier (Honoré Champion)

Revues et catalogues:

  1. 1976 – Alexandre Vialatte, Numéro spécial, dirigé par Jacques Rouré de la revue Entretiens (Éditions Subervie)
  2. 1982 – Cahiers Bleus, Alexandre Vialatte n° 26.
  3. 1997 – Alexandre Vialatte, Catalogue, Lionel Zwenger (L’Atelier du Passage).
  4. 2004 – Quoi de neuf ? Vialatte. (Bibliothèque municipale et inter-universitaire de Clermont-Ferrand.

Les Cahiers Alexandre Vialatte: voir l’Association des Amis d’Alexandre Vialatte

5 – Vialatte et La Montagne

Ou comment un auteur bâti une part essentielle de son oeuvre en étroite relation avec un quotidien régional. Sur presque 20 ans, il donne près de 900 chroniques. La première paraît le 9 décembre 1952, la dernière le 25 avril 1971. Elles sont réunies en 2 volumes (Bouquins Laffont), préface de Charles Dantzig..

 

 

le journaliste et chroniqueur inconnu

par Philippe Meyer, chroniqueur

La Croix – 23 décembre 2010

Sabine Audrerie. Alexandre Vialatte fêté. A l’occasion des quarante ans de la mort d’Alexandre Vialatte (1901-1971), le groupe Centre France (La Montagne, Le Berry républicain, Le Journal du centre, La République du centre, Le Populaire du centre et L’Yonne républicaine) organisent  une « année Vialatte », hommage à l’écrivain connu pour son oeil acéré et son humour désopilant. Les six quotidiens reprendront 13 de ses chroniques dans leur colonnes à partir du 16 janvier. Lire la suite

Introduction à l’Année Vialatte


2011-Année Vialatte, une opération commune à tous les titres du Groupe Centre-France La Montagne, s’est déroulée autour de trois grands temps forts :

  • La reprise de 13 chroniques. Choisies parmi les chroniques de La Montagne, elles témoignent de la diversité d’inspiration de Vialatte, de son caractère irréfutable et permanent. En partenariat avec les Éditions Bouquins/Robert Laffont.
  • La création d’un Prix Littéraire Alexandre-Vialatte. Doté par le Groupe Centre-France La Montagne, ce prix sera décerné, chaque année, au printemps, et pour la première le 7 avril 2011, à Paris. Il distingue l’auteur d’un roman de langue française et de parution récente, remarquable pour ses qualités stylistiques, son humour, son audace formelle, en écho à l’esprit de Vialatte.
  • La publication d’un livre-souvenirs, Vialatte à La Montagne, le 20 octobre 2011, une coédition Julliard/Centrefrance.
Lancement de l’année Vialatte sur Clermont Première
par Clermont Première

partenaires
Merci aux partenaires de l’Année Vialatte:

Editions Robert Laffont – Julliard


Bernard Barrault, directeur des Editions Julliard, a publié de nombreux volumes de chroniques d’Alexandre Vialatte, dès 1979. (voir bibliographie) et, en 2000, une première intégrale des Chroniques de La Montagne chez Bouquins, 2 volumes. Préface de Charles Dantzig.

Contacter les éditions Robert Laffont – Julliard :
  • Adresse postale: 24, avenue Marceau – 75381 Paris Cedex 08
  • Téléphone: 01 53 67 14 00
  • Site internet: www.laffont.fr

Association des Amis d’Alexandre Vialatte

L’association a pour but de mieux faire connaître l’oeuvre d’Alexandre Vialatte.
Depuis 1974, elle publie un Cahier annuel qui présente, des textes inédits ou aujourd’hui introuvables, les actes de colloques consacrés à l’auteur, des témoignages et tout ce qui se rapporte à son oeuvre.
Ces Cahiers sont diffusés aux seuls adhérents de l’association.
Elle aide également à des projets de recherche, de mémoires, de thèses, d’expositions ou de spectacles inspirés de l’oeuvre d’Alexandre Vialatte.
Pour en savoir plus sur l’Association des Amis d’Alexandre Vialatte, cliquez ici.

La Fondation Alexandre et Marguerite Varenne

La Fondation a pour vocation de travailler pour et avec les écoles de formation de la profession. Elle participe à des projets communs, et leur apporte des aides, matérielles ou financières. Elle soutient la profession de journaliste par des aides, des projets et des concours; elle développe aussi de nombreuses actions d’éducation aux médias pour sensibiliser la jeunesse aux métiers du journalisme et de la communication.
Contacter la Fondation Varenne:
  • Siège Administratif : 45 rue Clos-Four, 63056 Clermont-Ferrand Cedex 2
  • Siège Social : 5, place Victor-Hugo – 75116 Paris (entrée au 78, avenue Raymond-Poincaré)
  • Site internet: www.fondationvarenne.com
L’importance de l’année Vialatte
par Pierre Vialatte, fils d’Alexandre Vialatte

La Montagne – 26 novembre 2000

Jean Dutourd de l’Académie française.
Alexandre le Grand et La Montagne.
(…) La Montagne a été une bénédiction pour Vialatte. Quant à moi, lorsqu’il me parlait de cette collaboration, de l’angle sous lequel il fallait prendre tel ou tel sujet, de la nécessité d’envoyer son texte dans tel délai etc., j’admirais qu’un grand journal inlassablement,  s’honorât de publier ces bijoux que celui que Michel Chrestien et moi-même appelions « Alexandre le Grand » forgeait chaque semaine (…).

Le Figaro Littéraire – 23 novembre 2000

François Taillandier. Vialatte le Saint-Simon du minuscule. (…) On a trop réduit Vialatte à deux ou trois formules. On a salué avec attendrissement l’Auvergnat cocasse et poétique, le vieil enfant frivole et sage, le modeste Vialatte. Il faut arrêter.Vialatte n’est pas plus Auvergnat que Proust n’est Beauceron. Vialatte n’a pas besoin de nos gentillesses posthumes. Vialatte est un écrivain français du XXe siècle, auteur de deux ou trois romans majeurs, et de cette œuvre immense, quoique jamais imposante que sont ses Chroniques (…).

Le Figaro Magazine – 28 octobre 2000

Bertrand De Saint Vincent. Les petites choses de la vie. (…) Vialatte écrivait tout, comme personne. Ça le distingue de la plupart des individus qui parlent de rien, comme tout le monde. Il chantait les choses de la vie comme si elles sortaient d’un coffre à  jouets. L’enfance était son domaine ; il ne l’a jamais quittée (…)

Valeurs actuelles – 6 octobre 2000

Bruno de Cessole. Vialatte l’Auvergnat universel.(…) Œuvre de moraliste discret et de styliste éblouissant où un Diogène sans amertume, un Socrate d’épicerie-buvette, un frère auvergnat de Kafka mâtiné de Lawrence Sterne, réinvente le monde et la création, atteint à l’universel en ne parlant que du particulier et brosse de l’homme un portrait kaléidoscopique, indulgent mais lucide,  qui réconcilierait le plus misanthrope des Alceste avec ses contemporains. Ainsi, jetez-vous gloutonnement et sans attendre sur ces Chroniques de La Montagne, indispensables en toutes saisons. Car, si « l’hippopotame se décourage, et la parole passe, l’Auvergnat reste. Et c’est ainsi qu’Allah est grand ».




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Alexandre Vialatte
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Carte de presse d'Alexandre Vialatte Dédicace du Fidèle Berger A Barbizon avec les Besson alexandre-vialatte_8898462 Personnage à son bureau Revue Le Gai Sçavoir Traduction de Goethe et TolstoÏ Alexandre Vialatte et son fils Pierre Illustration dimanche du pieton Ambert Bestiaire de Philippe Kaeppelin Alexandre Vialatte assis sur un banc Couverture de l'édition des Chroniques
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